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03 Déc 2011 
Les 110 thuriféraires français de l’entité sioniste

Liste des 110 parlementaires signataires de cette « Lettre ouverte au président de la République » :

1) Claude Goasguen, Union pour un Mouvement Populaire, Député, ancien ministre

2) Jean-Pierre Plancade, Rassemblement Démocratique et Social Européen, sénateur

3) Jean-Michel Baylet, Président du Parti Radical de gauche, sénateur, ancien ministre

4) Pa trick Beaudoin, Union pour un Mouvement Populaire, Député! ;-maire

5) Herve Mariton, Union pour un Mouvement Populaire, Député-maire, ancien ministre

6) Yvon Collin, Président du groupe du Rassemblement démocratique et social européen(RDSE), Sénateur

7) Michel Hunault, Nouveau Centre, Député

8) Didier Quentin, Union pour un Mouvement Populaire, Vice-président de la commission des Affaires européennes, ministre plénipotentiaire, Député-maire

9) Stéphane Demilly, Nouveau Centre, Vice-président de la commission du développement durable et de l'aménagement du territoire, Député-maire

10) Monique Iborra, membre du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche, Vice- président du conseil régional de Midi-Pyrénées, Députée

11) Jean-Marie Le Gu! en, Membre du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche, adjoint au maire de Paris, Député

12) Sylvie Desmarescaux, non affiliée, sénatrice-maire

13) Jean Lasalle, Vice-président du Modem, Député

14) Raymond Couderc, Union pour un Mouvement Populaire, sénateur-maire

15) Jean-Marie Bockel, Rassemblement Démocratique et Social Européen, sénateur, ancien ministre

16) Serge Blisko, Membre du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche, Député

17) Emile Blessig, Union pour un Mouvement Populaire, Député-maire

18) Paul Giaccobi, Apparenté groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche, Président du Conseil exécutif de l’Assemblée de Corse, secrétaire de l’Assemblée nationale, Député< br />
19) Eric Raoult, Union pour un Mouvement Populaire, D&eac! ute;puté-maire, ancien ministre

20) Madec Roger, Membre du groupe socialiste, sénateur-maire

21) Jacques Remiller, Union pour un Mouvement Populaire, Député-maire

22) Jean-Pierre Leleux, Union pour un Mouvement Populaire, sénateur-maire

23) Fauconnier Alain, Membre du groupe socialiste, sénateur-maire

24) Herbillon Michel, Union pour un Mouvement Populaire, Vice-président de la commission des affaires culturelles et de l'éducation, Député-maire

25) Yves Dauges, Membre du groupe socialiste, sénateur

26) Marie-Louise Fort, Union pour un Mouvement Populaire, Députée

27) Yvan Lachaud, Président du groupe Nouveau Centre, à l’Assemblée Nationale, Député

28) Jean-Luc Préel, Nouveau Centre, Vice-présiden! t de la commission des affaires sociales, Député

29) Étienne Mourrut, Union pour un Mouvement Populaire, Député-maire

30) George Paul-Langevin, Vice-présidente du Groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche, Députée

31) Jacques Gautier, Union pour un Mouvement Populaire, sénateur-maire

32) Philippe Gosselin, Union pour un Mouvement Populaire, Député-maire

33) Nicole Bricq, membre du groupe socialiste, Vice-présidente de la commission des finances, sénatrice

34) Philippe Vitel, Union pour un Mouvement Populaire, Vice-président de la commission de la défense nationale et des forces armées, Député

35) Jean-claude Frécon, Membre du groupe socialiste, sénateur-maire

36) Joëlle Garriaud-Maylam, Union pour un Mouvement Populair e, secrétaire de la commission des affaires étrang&egra! ve;res, de la défense et des forces armées, Vice-présidente de la commission sur la dimension civile de la sécurité au sein de l'Assemblée parlementaire de l'OTAN, sénatrice

37) Daniel Mach, Union pour un Mouvement Populaire, Député-maire

38) Jean-François Mancel, Union pour un Mouvement Populaire, Député

39) Valéry Boyer, Union pour un Mouvement Populaire, Députée

40) Michel Voisin, Union pour un Mouvement Populaire, Député-maire, Vice-président de la commission de la défense nationale et des forces armées, Député

41) Paul Jeanneteau, Union pour un Mouvement Populaire, Député-maire

42) Mélot Colette, Union pour un Mouvement Populaire, Vice-présidente de la commission de la culture, de l’éducation et! de la communication, sénatrice

43) Simon Sutour, Membre du groupe socialiste, Vice-président de la commission des Affaires européennes, sénateur

44) Arlette Grosskost, Union pour un Mouvement Populaire, Députée

45) Rudy Salles, Vice-président du Nouveau Centre, Vice-président de l’Assemblée nationale, Député

46) Anne Grommerch, Union pour un Mouvement Populaire, Députée

47) Herve Maurey, Union centriste, sénateur-maire

48) Bernard Debré, Union pour un Mouvement Populaire, Député, ancien ministre

49) Isabelle Vasseur, Union pour un Mouvement Populaire, Députée-maire

50) Jean-François Humbert, Union pour un Mouvement Populaire, sénateur

51) Dominique Tian, Union pour un Mouvement Populair e, Député-maire

52) Françoise Brange! t, Union pour un Mouvement Populaire, Députée

53) Éric Straumann, Union pour un Mouvement Populaire, Député-maire

54) Richard Dell’Agnola, Union pour un Mouvement Populaire, Député

56) Marcel Bonnot, Union pour un Mouvement Populaire, Député

57) Jacques Grosperrin, Union pour un Mouvement Populaire, Député

58) Gilbert Barbier, Rassemblement Démocratique et Social Européen, Vice-président de la commission des affaires sociales, sénateur

59) Laurent Béteille, Union pour un Mouvement Populaire, sénateur-maire

60) Serge Lagauche, Membre du groupe socialiste, Vice-président de la culture, de l’éducation et de la communication, sénateur

61) Bernadette Dupont, Union pour un Mouvement Populaire, sénatrice
!
62) Olivier Dassault, Union pour un Mouvement Populaire, Député

63) Armand Jung, membre du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche, Député

64) Pierre-Christophe Baguet, Union pour un Mouvement Populaire, Député-maire

65) Jacques Kossowski, Union pour un Mouvement Populaire, Député-maire

66) Geneviève Lévy, Union pour un Mouvement Populaire, Députée

67) Brigitte Baragès, Union pour un Mouvement Populaire, Députée-maire

68) Françoise Hostalier, Union pour un Mouvement Populaire, Députée

69) Marc Bernier, Union pour un Mouvement Populaire, Député-maire

70) Michel Sordi, Union pour un Mouvement Populaire, Député-maire

71) André Schneider, Union pour un Mouvement Populaire, Vice-Président de la délégation française! à l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe, Député

72) Lionnel Luca, Union pour un Mouvement Populaire, Co-président de la Droite populaire Député Michel

73) Roland Blum, Union pour un Mouvement Populaire, Premier Adjoint au Maire de Marseille, Député

74) Bruno Gilles, Union pour un Mouvement Populaire, sénateur-maire

75) Richard Mallié, Union pour un Mouvement Populaire, Questeur de l’Assemblée nationale, Député

76) Hoffman-Rispal Danièle, Membre du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche, Députée

77) Jean-Claude Guibal, Union pour un Mouvement Populaire, Député-maire

78) Colette Giudicelli, Union pour un Mouvement Populaire, sénatrice

79) Marie-Françoise Pérol-Dumont, Me! mbre du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche, Présidente du conseil général de Haute-Vienne, Députée

80) Georges Mothron, Union pour un Mouvement Populaire, Premier Vice-président du conseil général du Val d’Oise, Député-maire

81) Paul Durieu, Union pour un Mouvement Populaire, Député

82) Jean-Christophe Lagarde, Président exécutif du Nouveau centre, Vice-président de l’Assemblée nationale, Député-maire

83) Dino Cinieri, Union pour un Mouvement Populaire, Député

84) Daniel Spagnou, Union pour un Mouvement Populaire, Député-maire

85) Francis Grignon, Union pour un Mouvement Populaire, sénateur

86) René Beaumont, Union pour un Mouvement Populaire, sénateur

87) Jean-marc Lefranc, Union pour un Mouvement Populaire, Dépu! té

88) Guy Teissier, Union pour un Mouvement Populaire, Président de la commission de la défense et des forces armées, Député-maire

89) Jean-Jacques Urvoas, Membre du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche,
Vice- président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale, Député

90) Jean-Marie Sermier, Union pour un Mouvement Populaire, Député-maire

91) Christiane Demontès, Membre du groupe socialiste, Secrétaire du Sénat, Sénatrice-maire

92) Bernard Deflesselles, Union pour un Mouvement Populaire, Député

93) Christian Kert, Union pour un Mouvement Populaire, Vice-président de la commission des affaires culturelles et de l’éducation, Député

94) Jérôme Chartier, Union pour un! Mouvement Populaire, Député-maire

95) Claude Gatignol, Union pour un Mouvement Populaire, Député

96) Nicolas Forissier, Union pour un Mouvement Populaire, Député-maire, ancien ministre

97) Jean-Marc Roubaud, Union pour un Mouvement Populaire, Député-maire

98) David Habib, Membre du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche, Député-maire

99) Henriette Martinez, Union pour un Mouvement Populaire, Présidente déléguée de la section française de l'Assemblée parlementaire de la francophonie, Députée

100) Françoise de Panafieu, Union pour un Mouvement Populaire, Conseillère de Paris,
Vice- président du groupe UMP à l’Assemblée nationale, ancienne ministre, Députée

101) Michèle Tabarot, Union pour un Mouvement Populaire, Présidente de la c! ommission des affaires culturelles de l'Assemblée Nationale, Députée-maire

102) Jean René Lecerf, Union pour un Mouvement Populaire, Vice-président de la commission des lois constitutionnelles, de législation, du suffrage universel, du Règlement et d'administration générale, Vice-président du conseil général du Nord, sénateur-maire

103) Patrick Bloche, Membre du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche, Conseiller de Paris, Député-maire du 11ième arrondissement de Paris

104) Jean-Luc Bennahmias, Vice-président du Modem, Député européen

105) Alain Moyne-Bressand, Union pour un Mouvement Populaire, Député-maire

106) Christophe-André Frassa, Union pour un Mouvement Populaire, sénateur

107) Valér! ie Rosso-Debord, Union pour un Mouvement Populaire, Députée

108) André Vallini, Membre du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche, Conseiller de Paris, Porte-parole du groupe socialiste à l’Assemblée nationale, Député-maire

109) Guénhaël Huet, Union pour un Mouvement Populaire, Députée

110) François Pupponi, Membre du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche, Conseiller de Paris, Député-maire
Admin · 33 vues · 0 commentaires
04 Mar 2011 


Israël - 10 juillet 2005

Lois d'Apartheid en Israel

Par Uzi Ornan

Extraits d'un article de Uzi Ornan, publié dans le quotidien israélien Ha'aretz le 17 Mai 1991 (Hébreu)

Il est impossible de tourner le dos à la réalité et de nier que l'état d'Israel n'est pas, lui aussi, un Etat d'Apartheid, et qu'en raison de cela, la démocratie israélienne - par laquelle jurent tous ses responsables et experts politiques - est pervertie, si non détruite.
Cet Apartheid est dissimulé dans un système de lois, de règles et de pratiques qui régissent le fonctionnement des institutions de l'Etat.
Ce qui caractérise la plupart de ces lois discriminatoires qui ont été légiférées par diverses sessions de la Knesset c'est qu'en surface, elles ne semblent pas être discriminatoires.

Cependant, une analyse plus détaillée de certaines des lois de base révèle rapidement l'ampleur de la discrimination entre les "Juifs" et les "Non-Juifs".

En les étudiant, on ne peut pas éviter de tirer la conclusion, qui ne peut être qu'embarrassante pour bon nombre d'entre nous : à savoir, qu'Israel est un Etat d'Apartheid, et que l'Apartheid se manifeste non seulement socialement, mais qu'il est également inclus dans le système légal.

Ce qui suit concerne quelques unes de ces lois.

La loi sur l'Entrée en Israel de 1952 a été apparemment légiférée simplement pour réguler l'entrée dans le pays.

Cependant, toutes ses clauses, hormis celle rendant obligatoire l'entrée par un point de contrôle officiel de frontière, sont prévues pour faire une distinction claire entre les citoyens étrangers qui sont juifs et ceux qui ne le sont pas.

Pourtant les mots "Juif" et "Non-Juif" n'apparaissent pas.
Ainsi, par exemple, la loi stipule que celui qui "ne possède pas un visa d'immigration ou un certificat d'immigration" peut être immédiatement expulsé par le Ministre de l'Intérieur, ou, peut se voir refuser un visa à tout moment.

Quant à l'explication et à la définition de qui est habilité à obtenir un visa d'immigration, on doit chercher la réponse dans une autre loi, la Loi sur le Retour. La réponse est : des Juifs.

Cependant, l'autorisation assignée au Ministre de l'Intérieur de refuser l'entrée aux citoyens étrangers s'il y a une raison de suspecter qu'ils pourraient nuire au public est seulement applicable aux non-juifs.

Le Ministre de l'Intérieur n'a pas l'autorité pour refuser l'entrée à un juif - même s'il est une canaille de premier ordre qui pourrait faire le mal - le droit à s'établir en Israel.

La raison: Les juifs n'ont pas besoin de permis pour s'établir en Israel....

Les Juifs arrivant en Israel depuis l'étranger recoivent presque immédiatement tous les droits et privilèges dont jouissent les Juifs israéliens....

De plus, ils acquièrent immédiatement le droit de vote aux élections et d'être élus à la Knesset - même s'ils ne parlent pas un mot d'Hébreu.

Alors que le Ministre de l'Intérieur a l'autorité pour refuser des "visas d'immigration" aux Juifs, une fois qu'un juif entre dans le pays, le Ministre de l'Intérieur ne peut faire rien à son sujet, et n'a même pas l'autorité pour retirer des permis de séjour à des indésirables.

En ce qui concerne les Non-Juifs, la situation est tout à fait différente : le Ministre de l'Intérieur peut retirer leurs permis même s'ils y vivent depuis des années.

Nous avons été témoin de la façon dont des escrocs et des criminels de droit commun ont réussi à obtenir la citoyenneté israélienne, pour ne pas mentionner ceux qui sont même parvenus à être élus à la Knesset.

Ce n'était pas la Loi sur le Retour qui leur a permis de le faire, c'était la Loi régissant l'entrée en Israel, qui est elle-même basée sur les Lois sur la Citoyenneté de 1952.


Les Lois sur la Citoyenneté de 1952 sont un sommet dans les annales de l'art de la confusion.

Bien que le mot "Juif" ne soit pas mentionné du tout dans ces lois, elles sont basées, dans leur totalité, sur la distinction entre les "Juifs" et les "Non-Juifs". C'est l'un des piliers du régime de d'Apartheid d'Israel, à côté d'une pléthore d'autres lois, de règles et de pratiques, pour les "juifs" et les "non-juifs".

Elles incluent : le système éducatif; les règles sur l'Autorité des terres d'Israel (qui sont destinées à maintenir la ségrégation sur le terrain); et les lois sur les mariages religieux, qui n'existent pas en conjonction avec les lois sur les mariages civils.

(...)

Comme dans chaque Etat, un citoyen étranger qui souhaite devenir citoyen israélien peut le faire, et les règles régissant son acquisition de la citoyenneté sont semblables à celles qui existent dans beaucoup d'autres pays.

La condition de base est que les candidats doivent avoir résidé en Israel pendant un certain nombre d'années.

De même, avant qu'on accorde la citoyenneté, le candidat doit promettre son allégeance à l'Etat d'Israel.

En revanche, les juifs ne sont pas requis de promettre allégeance à l'Etat d'Israel. Ainsi un Satmar Hassid, qui a le plus grand mépris pour l'existence de l'Etat, et peut-être même traduit cela en action, peut immédiatement devenir un citoyen, avec le droit de voter dans des élections de la Knesset....

D'ailleurs, seuls (les Juifs) ont le droit de garder leur ancienne citoyenneté même après être devenus des citoyens israéliens, alors que "les non-juifs "sont obligés d'y renoncer avant de devenir des citoyens israéliens.

La confusion ne se termine pas là. Prenez par exemple les règles régissant "l'autorité commune du gouvernement israélien et de l'Agence Juive".

Ces règles sont discutées comme si elles étaient applicables à tous les citoyens israéliens.

Mais quand on les lit , il devient rapidement évident que les droits accordés "aux résidants qui reviennent" s'adressent seulement à des juifs : Ceux qui ne sont pas Juifs doivent s'acquitter des taxes sur tous les articles qu'ils amènent de leur domicile à l'étranger, et il ne leur est accordé aucune prestation de logement ou d'éducation lors du retour au pays, après, peut-être, quelques années d'études à l'étranger....

La discrimination flagrante contre des non-juifs peut également être trouvée dans d'autres lois traitant de l'acquisition de Biens, du soutien gouvernemental pour les jeunes couples, des programmes d'études éducatifs et des dépenses publiques pour des écoles, pour citer juste quelques exemples.

Les moyens habituels pour imposer la discrimination est la carte d'identité que chacun est obligé de porter à tout moment.

Les cartes d'identités listent la "nationalité", qui peut être Juive, Arabe, Druze, Circassienne, Samaritaine, Kara'ite, ou étrangère.

Quand une personne présente sa carte d'identité à un policier, un membre de la sécurité, ou à un clerc d'un bureau du gouvernement qui l'exige, elle peut savoir à quel "secteur" elle appartient et est traitée en conséquence, ou, est mise en rapport avec ceux qui sont responsable de traiter son "secteur".

Jusqu'ici toutes les tentatives de forcer le Ministre de l'Intérieur à accepter également l'entrée de la nationalité "israélienne" ont échoué.


Ceux qui ont essayé de le faire ont reçu une lettre du Ministère de l'Intérieur. Alors que l'en-tête de le lettre est celle de l'"Etat d'Israel", la lettre déclare que "Il a été décidé de ne pas reconnaitre une nationalité israélienne".
D'ailleurs, chaque personne a le droit d'exiger que l'entrée de la nationalité dans leur identification reste blanche, et le Ministère de l'Intérieur doit honorer cette demande.


Une autre loi, la Loi sur le service militaire de 1986, qui en surface ne semble pas être discriminatoire de quelque façon, est, à force de formule artificieuse utilisée en conjonction avec l'entrée "nationalité" dans le recensement, un outil destructif de discrimination et d'oppression.

Le terme "recrue" qui y apparait s'applique à chaque citoyen israélien ou résidant permanent, de même que le terme "candidat pour la conscription militaire".

En d'autres termes, une "recrue" - c.-à-d., quelqu'un qui n'a pas encore fait son service militaire - est un terme universel et également applicable à tous les citoyens. Comment se fait-il alors, que cette loi est devenue un outil important pour mettre en application des politiques discriminatoires?

La réponse est : via un stratagème simple et à première vue innocent.

Elle apparaît dans la section trois, qui traite de la façon dont des citoyens doivent être appelés pour se présenter au service militaire : une personne spéciale est nommée pour être "l'agent recenseur"; son travail doit appeler les recrues à se présenter au tableau du contingent et il "est autorisé à ordonner aux recrues et aux candidats pour la conscription à se présenter (pour le tableau du contingent)".

La loi emploie le terme "autorisé", et ce faisant laisse ouverte la possibilité que l'agent recenseur s'abstienne d'appeler des "recrues" à se présenter. Et il est clair que ceux que l'agent recenseur n'appelle pas ne doivent pas se présenter, et sont donc exempts du service dans l'armée.

Dans la pratique, c'est beaucoup plus simple : ceux dont les identités les listent comme appartenant "au secteur arabe" ne sont pas appelés par l'agent recenseur.

Pourquoi les adolescents arabes ne sont-ils pas appelés pour servir dans l'armée?

Les deux raisons habituellement données ne sont rien d'autre qu'un prétexte.

Les raisons "morales" fonctionne comme suit : Comment un Arabe peut-il être invité à lutter contre son frère? Cela ignore quelque chose dont nous avons été témoins plus d'une fois, à savoir, que des Arabes tuent d'autres Arabes – que ce soit dans des attaques terroristes ou sur le champ de bataille... la même chose pourrait s'appliquer aux citoyens israéliens, que ce soit des Arabes ou d'autres non-juifs, s'ils devaient estimer que leur incorporation dans l'armée israélienne était justifiée.

Mais cela ne peut se produire que s'ils se sentent des citoyens égaux, et que l'Etat d'Israel les protège, et respecte leurs droits, en ne les traitant pas différemment des autres citoyens....
Il serait injustifié de perdre beaucoup de temps sur la deuxième raison : "des raisons de sécurité".

Des juifs et les non-juifs ont été dénoncés comme espions et traîtres.
En effet, il y a une raison suffisante de croire que ceux qui sont les plus dangereux soient des juifs.
De la même façon qu'être "juif" n'octroie pas une fidélité automatique à Israel, l'étiquette "Arabe" n'est pas un moyen de reconnaître ceux qui sont prêts à perpétrer une trahison ou à s'engager dans l'espionnage.


Une fois qu'un citoyen n'a pas été invité à se présenter par l'agent recenseur, la discrimination et la persécution suivent.

Tel est le sort de ceux (les non-juifs) qui ne servent pas dans l'armée.
Beaucoup de lieux d'affectation et de résidence deviennent inaccessibles, comme des demandes d'emploi et des réglementations régissant le crédit-bail pour des maisons ou des terres entre les mains de diverses institutions publiques et gouvernementales qui stipulent que les candidats doivent être des "recrues".

Ainsi, par exemple, Mohammad Borkan n'a pas réussi à rester dans son appartement dans la Vieille Ville de Jérusalem.

Une des conditions de base autorisant la location des appartements (qui étaient expropriées pour "le bien public") est que le locataire devait être une "recrue".

Notez bien : Le terme "recrue" s'applique également aux étudiants de Yeshiva (étudiants en théologie juive) qui n'ont pas servi dans l'armée.

L'agent recenseur les invite à se présenter, et c'est assez pour qu'ils soient inclus dans la catégorie de ceux qui ont des privilèges, même si leur contact avec l'armée prend fin à ce moment-là.

On peut énumérer beaucoup d'autres lois d'Apartheid, mais nous arrêterons ici...

L'idée d'Apartheid a toujours fait partie et est une parcelle du Judaisme. Prenez par exemple l'époque d'Ezra et de Nehemia (ca. 450-430 Av JC).

Toutes les restrictions et les règles incorporées à la religion juive ont été prévues pour préserver la pureté de la race contre la contamination des Gentils....

L'approche d'Apartheid est si puissante dans cette société, que son existence et sa conservation est soutenue par tous les membres "des partis sionistes", y compris ceux qui se pensent être d'avant-garde dans la lutte pour le socialisme, la paix et l'égalité des droits.

Nous aurons encore à les entendre s'exprimer contre l'existence de deux catégories de citoyens, ou en faveur d'un système scolaire israélien global, ou en faveur de l'abolition des restrictions dans lesquelles les Juifs et les Arabes doivent vivre.

On garde l'impression que leur lutte énergique pour l'établissement d'un Etat palestinien et leur opposition aux "colonies" juives de l'autre côté de la Ligne Verte est basée sur leur désir de préserver "un Etat juif", quelque chose qui permette et, aux yeux de bon nombre d'entre eux, justifie même la conservation des lois discriminatoires, et les privilèges accordés aux Juifs.

Toute personne qui soutient la démocratie et est préoccupé par le futur d'Israel, devrait placer l'abolition du régime d'Apartheid qui existe ici au sommet de sa liste de priorités.
Et non seulement les Gauchistes, mais également ceux qui ont des opinions libérales à Droite.

Ceux qui disent que nous devons être prêts "à donner beaucoup pour la paix" devraient le faire de bonne foi: supprimez les lois d'Apartheid d'Israel et accordez aux résidants non-Juifs (sic) la possibilité de s'identifier entièrement à l'Etat.

Source :

Traduction : MG pour ISM


Admin · 64 vues · 0 commentaires
19 Fév 2010 

celui qui pense qu'il peut echapper aux critiques des gens  est un fou
Admin · 304 vues · 0 commentaires
22 Jan 2009 

Les effets d'une guerre coloniale...

En direct de Gaza: Une info de nos partenaires du PARC,  bien différente de celle des médias ...
> Merci de diffuser ce texte au maximum
> Marie-Paule Fristot


>


> GAZA en feu

 

Des personnes tuées, la vie fracassée, le pays occupé

 

Rapport du PARC (Palestinian Agricultural Relief Committees)

Le Samedi27/12/08

 

A midi, l'aviation israélienne a lancé une attaque contre plusieurs lieux dans la bande de Gaza, en se concentrant sur la ville de Gaza. Ensuite, le lendemain, l'armée israélienne a envahi les champs cultivés, évitant les routes asphaltées. Ils établirent des bases militaires sur ces terrains agricoles, puis y construisirent des routes à usage militaire. Ceci surtout sur la partie est de la ville de Gaza et les villages de BEIT LAHIA et JABALIA au nord de Gaza. De fait, ils élargirent la zone interdite dite de «sécurité» la portant de 50-100 mètres à 3000 mètres et plus parfois. Ensuite ils établirent des bases pour les «drones»; les hélicoptères et les f16. Ils lancèrent une attaque terrestre massive avec tanks lourds, blindés, jeeps, artillerie et navires de guerre. Ils provoquèrent de graves dégâts sur des résidences et des milliers de civils furent tués, blessés, traumatisés, choqués, paniqués et se sont retrouvés à la rue.

Pendant 22 jours et autant de nuits, rien ne changera avec interventions aériennes et bombardements par hélicoptères, avions de combats F16s et navires de guerre. Ils n'ont laisse aucune pierre intacte et ils ont visé des maisons de civils, des terrains de jeu, et les jardins publics. Par exemple, dans le voisinage de AL-NASSER, la nuit dernière, au moins 9 maisons ont été frappées par des F16.Toutes situées dans des lieux densément peuplés. Le Vendredi 14 janvier, des missiles de F16 ont frappé le cimetière SHEIK RADWAN détruisant 17 tombes et déterrant les morts. On se pose la question de savoir ce qu'ils pourraient frapper d'autre et le commandement israélien le sait-il lui-même !

Les autorités médicales de Gaza ont compté 1300 morts, dont 418 enfants, 118 femmes, 118 personnes âgées et plus de 5500 blessés. Sans compter ceux qui n'ont pu être sauvés ou récupérés ou qui sont morts sous les gravats et dans les champs.

Les médecins disent que des centaines de blessés ne récupèreront jamais et ne pourront retourner à une vie normale. Des centaines resteront handicapés à vie. Médias et chaînes satellitaires ont montré ,à l'hôpital SHIFA ; une jeune fille de 15 ans avec les jambes coupées au-dessus du genou,une autre à laquelle il ne reste qu'une jambe,un enfant qui a perdu ses yeux et d'autres pire encore. La situation sanitaire se détériore étant donné les capacités limitées des salles d'opération et le manque de moyens. Quelques 60-70 docteurs arabes et quelques européens, venant en aide aux chirurgiens palestiniens, sont une aide mais il faut souligner que des blessés ne peuvent être soignés à Gaza quoiqu'on fasse… De plus, 13 personnels ont perdu la vie en faisant leur devoir, beaucoup d'ambulances ont été attaquées en voulant sauver des blessés et évacuer des morts. Voila ce qu'il faut dire en parlant de ce qui se passe à Gaza !

Dans la deuxième semaine, les hélicoptères ont lancé des attaques avec des bombes au phosphore en violation flagrante des droits humains et des conventions. Ils ne se soucient pas du tout de la communauté internationale, ces bombes brûlent les gens de nombreux blessés en meurent. Un chirurgien norvégien, MADS GILBERT a séjourné à Gaza pendant plusieurs jours, il a opéré aux urgences de l'hôpital SHIFA. Il est retourné dans son pays le 12 Janvier. Il a déclaré : «  Le nombre de civils blessés et tués à Gaza prouve que I a délibérément attaqué la population. Les hôpitaux ont atteint leurs possibilités maximales, tous les docteurs travaillent en permanence et il y a des milliers de personnes qui ne peuvent être soignées. C'est une guerre totale qui est faite à la population civile à Gaza. Ils bombardent 1,5 million de personnes encagées. Pour prouver notre témoignage, regardez cette interview sur « YOU TUBE »

Dans la seconde semaine de l'invasion, chirurgiens et autres docteurs de différents pays, ont été autorisés à entrer dans Gaza pour apporter leur aide dans les hôpitaux. Depuis, l'équipe médicale norvégienne (deux chirurgiens) est rentrée chez elle. Il y a des docteurs de divers pays: Egypte, Jordanie, Algérie, Arabie Saoudite, Grèce et Soudan. L'équipe soudanaise n'est encore pas arrivée, elle apportera des poches de sang données par la population.

Des milliers de tonnes de dons en nourriture, produits de base, et fuel sont arrivés par RAFAH. UNRWA a stoppé cela à Gaza city. Le 15 Janvier, le monde entier a été surpris et choqué quand l'armée israélienne a attaqué et brûlé les dépôts. Les magasins ont été détruits. Tout le monde a condamné. La situation s'est aggravée pour des milliers de familles de déplacés et réfugiés.

Pour abréger, chaque jour apporte plus de morts, plus de destructions, plus de déplacés aussi bien en ville qu'à la campagne

Chaque nuit apporte de mauvais rêves et des cauchemars pour des milliers d'enfants, de femmes et pour leurs familles Imaginez que dans chaque rue de GAZA, il y a des histoires pathétiques et pour chaque famille, il y a des histoires pathétiques Tout est ravage, chaos, tumulte et destruction! Il y a des histoires dans le silence et des scènes pathétiques dans les hôpitaux et ailleurs. Dans le voisinage de TELL EL HAWWA, larmée Israélienne a brutalement évacué un bâtiment de l'hôpital AL QUODS et l'a bombardé avec des tanks. Environ 10 ambulances ont été détruites par les tanks ; ils ont détruit 3 ambulances et s'en sont servies comme barricades.

 

Conséquences des attaques : 90 000 personnes ont dû fuir leurs maisons. 4200 maisons complètement détruites et 56 00 endommagées par les raids aériens, les bombardements et les obus. Les personnes ont sauvé leur vie en fuyant ou après avoir été chassées par les Israéliens. Des milliers ont pu rejoindre des amis ou de la famille dans des zones que l'on pensait plus sûres en ville. Mais ceux qui n'avaient pas de familles se sont cachés et entassés dans des écoles de l'UNRWA. Par malheur trois de ces écoles ont été visées par les forces israéliennes. Lécole de JABALIA a été bombardée par trois obus tirés par un tank, 67 réfugiés ont été tués et plus de 40 blessés. Une troisième école de l'UNRWA a été touchée à BEIT LAHIA, au moins 10 personnes ont été tuées et des douzaines d'autres blessées. A ce jour 40 écoles de l'UNRWA servent de refuge .Dans chaque école il y a 120 familles auxquelles l'UNRWA fournit couvertures et trois repas quotidiens pour survivre. D'autres soutiens sont fournis par des ONG locales dont le PARC.

 

Dans la fournaise des combats et sous les raids continus personne n'a prêté attention à la destruction de l'environnement. La crise apparaîtra lorsque les opérations militaires sarrêteront. La moindre des pollutions sera ces tonnes de déchets accumulés aux coins des rues. Egalement les effets sur la santé de ces épais nuages de fumée qui émanent des maisons bombardées. On suffoque et cela blesse la poitrine de tous ceux qui les respirent. Et tout le monde les respire. Pire encore les effets de la poudre des explosifs, sans compter les bombes au phosphore qui ont infligé des dommages aux personnes, aux bâtiments et aux arbres. Elles ont détruit et brûlé tout ce qu'elles ont touché:les personnes, les maisons, les hôpitaux, les arbres, et tout le reste. La pollution de l'air, des dégâts considérables, la contamination sont partout et il n'y a d'échappatoire pour personne. Tout le monde est concerné.

 

La vie agricole est devenue un chaos total avec ces milliers de tanks et de véhicules militaires qui ont roulé sur les champs et avec les bulldozers qui ont détruit les plantations et les arbres partout où ils sont passés. L'armée Israélienne s'est acharnée sur les paysans dans les zones isolées près de la frontière. Ils ont punis tous ceux qui vivaient prés de la frontière. Ces gens sont de petits paysans menant une vie simple et prenant soin de leurs champs et de leurs animaux, quand ils en ont. Les soldats ont battu les paysans, leur ont arraché les vêtements, bandé les yeux, attaché les mains dans le dos ; ils ont entassé toute la famille dans une seule pièce pendant de longues heures dans une situation inhumaine et, ensuite, ils les ont abandonné là. Le plus triste et le plus terrible assaut contre l'agriculture est la destruction de tous les champs cultivés, ainsi que des arbres, récoltes, puits, lignes électriques, serres en plastique. Les zones agricoles sont devenues des bases militaires et les routes aussi. Ajoutez à cela que, par exemple, dans la zone Est de Gaza , 10 000 dunums (prés de 10 000 hectares) ont été systématiquement détruits par les bulldozers et transformés en zone désertique.

Une histoire exemplaire est celle de HUSSEIN AL AIEDY qui vécu pendant 30 ans avec sa famille dans la zone Est de Gaza. Sa maison a été bombardée deux fois. Par chance, lui, sa femme et ses enfants ont pu fuir chez son frère qui habite dans le voisinage. Six membres de sa famille ont été blessés le premier jour (trois enfants et trois femmes). HUSSEIN, 58 ans, sa mère de 82 ans, la seconde femme de son père, 80 ans, et 27 autres personnes se sont regroupés. Il y avait ses enfants et ceux de son frère, ils se sont retrouvés coincés. Toute la zone était contrôlée

par l'armée. Ils se trouvaient à trois Kms de Gaza. Ils ont été autorisés à s'en aller à condition de tout laisser derrière eux. Ils ont ainsi marché trois Kms,  agitant des drapeaux blancs pour traverser les lignes de tanks Israélienne et rejoindre un lieu plus sûr. A présent ils sont sans toit. Ils sont démunis et sont dans une école de l'UNRWA. Hier Hussein revit sa maison et celles de ses frères et de sa mère .Elles ne sont que décombres. Tout est perdu.

Pour le moins, tout à Gaza nécessitera un long temps de reconstruction et des programmes de réhabilitation de toutes sortes pour les enfants, les femmes, les personnes âgées, les hôpitaux, les écoles, les maisons, l'environnement, l'agriculture urbaine et rurale, la vie animale. Les pertes matérielles ont été estimées à deux milliards de dollars dont 50% pour l'agriculture !

 

Toutefois, dans cette situation horrible, dépressive, inhumaine et sanglante, le PARC a formé des cellules d'urgence et de soutien. Chaque groupe intervient dans sa zone géographique en liaison avec des organisations locales. Dans une première étape impérative le PARC a établi des programmes d'urgence à exécuter immédiatement et d'autres pour une étape future. Le premier plan est de fournir une aide, non alimentaire, pour les réfugies et les déplacés des écoles de l'UNRWA et autre lieux. Il y a 40 écoles de l'UNRWA, havre, pour les réfugiés et les sans abris.

Chaque école abrite 80 à 100 familles selon la taille de la famille.

Les aides du PARC sont limitées car nos ressources et nos fonds sont limités. Nous ne pouvons atteindre toutes les écoles. Nous fournissons des produits sanitaires, des détergents, des jeux psycho- sociaux pour les enfants, des habits pour les bébés et les enfants, mouchoirs et serviettes. 1000 Familles en bénéficieront tout de suite .Cela est réalisé avec SDC. (Je ne connais pas ce sigle. NDT)

Parmi les autres activités prioritaires du PARC il y a la fourniture, aux cuisines des principaux hôpitaux, de produits alimentaires (dans la mesure du possible). Tous les hôpitaux de Gaza manquent d'aliments et d'eau potable. Nous faisons cela avec l'organisation du Fond arabe au KOWEIT;

Le PARC entend continuer à fournir des paniers d'aliments frais selon son programme « Des paysans pauvres aux familles pauvres ». Ce programme sera destiné aux familles déplacées et ayant subies des dommages. Il est difficile de trouver des légumes et des fruits frais étant donné les ravages de l'armée Israélienne dans de vastes zones cultivées. Nous ferons tout notre possible. Ce programme se fera avec l'organisation « Christian Aid ». Ce programme est permanent et concerne 30% des «paysans urbains». Le PARC projette aussi un plan de fourniture d'aliments en boite et déshydratés pour les familles déplacées. L'UNRWA nous aidera à sécuriser un passage pour les fournitures alimentaires; Dans le futur, un programme s'attachera à la fourniture d'eau aux familles déplacées.

Les missions du PARC s'attacheront à restaurer les installations d'irrigation dévastées, les chemins de champs, les installations d'élevage, les serres. Nous fournirons les implants, les graines, les jeunes arbres, les fertilisants, les outils d'irrigation, les tuyaux, les feuilles de plastique et autres nécessités.

Les interventions du PARC ne peuvent concerner que quelques milliers de personnes. Le PARC ne ménagera pas ses efforts pour agir et fera son maximum pour étendre ses actions, cependant ses capacités et ses fonds sont limités.

La situation catastrophique de Gaza nécessite un programme bien étudié avec le soutien d'ONG humanitaires et de donateurs. Dans cette optique, le PARC sollicite les organisations humanitaires pour qu'elles interviennent et nous aident.

Le vendredi 16 Janvier, le Centre décisionnel du PARC a été touché et a subi de graves dommages, surtout le bâtiment principal dans lequel travaille habituellement 30 employés et des douzaines de bénévoles. Ce lieu sert aussi à plusieurs organisations partenaires pour l'agriculture.

 

Pour résumer, Gaza nécessitera des programmes de réhabilitation psychologique et sociale sur le long terme pour les enfants, les femmes, les personnes âgées, surtout dans les zones urbaines et rurales qui ont été touchées. Il y a un besoin urgent de reconstruction d'écoles et d'hôpitaux. Il y a un besoin urgent de réhabilitation de l'environnement, de l'agriculture urbaine et rurale et des installations d'élevage.

 

ZONE « TAMPON » (zone de sécurité dans le vocabulaire de l'occupant, NDT) : anxiété, peur et conséquences.

 

Le PARC ressent une véritable appréhension et exprime sa préoccupation au sujet de l'infiltration de l'armée israélienne à Gaza. Depuis 10 ans, les Israéliens ont  installé une « zone tampon » frontalière de 50-100 mètres. Progressivement,  ils l'ont étendu à 100 mètres à l'est de Gaza et à 2000 mètres dans le nord. Le PARC craint qu'ils ne l'étendent à 2000 mètres ou plus à l'Est et à 3000 mètres au Nord, imposant ainsi une situation de facto. Par voie de conséquence, la zone cultivable déjà limitée en serait réduite d'autant. La zone cultivable à Gaza est de 175 000 dunums ; 50 000 ont d'ores et déjà été endommagés avant l'invasion. A présent prés de 50%du terroir est contrôlé par l'armée israélienne. En conséquence, 50% des paysans ont perdu leur propriété, des milliers de paysans et leurs familles se retrouvent sans travail et sans logis et deviennent un fardeau pour la société !

 

La zone frontalière est la plus fertile de Gaza. Au PARC, nous sommes furieux car cette zone constitue le panier de nourriture de Gaza.; elle représente la réserve alimentaire de sécurité pour toute la région. Les paysans doivent retrouver leur vie normale, leurs terres, leurs ressources en eau et leurs maisons. Les paysans de cette zone ont besoin d'appui et soutien de la part des ONG internationales et des pouvoirs politiques.

 

Mise à jour

Juste avant de rédiger ce rapport, nous avons visité le siége du PARC et d'autres bureaux dans le voisinage de ZEITOUN ouest. Nous avons été choqués par ce que nous avons vu.

L'armée Israélienne a frappé et endommagé le bâtiment, ensuite ils l'ont utilisé comme bâtiment militaire. Ils ont détruit tous les ordinateurs, les tables, les bureaux, les étagères ; aucune fourniture n'a été épargnée. Les dossiers, les classeurs du PARC et des autres organisations ont été détruits, jetés dehors et dispersés dans les champs. Ils ont aussi détruit la salle de conférence, seul moyen dont nous disposions pour joindre le PARC de Cisjordanie. Ces pertes sont estimées à 200 000 dollars. Des dizaines de projets de micro- prêts pour de petites entreprises ont aussi été détruits.

De plus,le jardin du PARC a été détruit au bulldozer. Tous les arbres, les plantations, les serres, les fontaines, les lignes électriques et autres objets agricoles ont été dévastés et détruits. Les maisons de deux membres du Parc ont été frappées. La maison du directeur général du PARC pour Gaza, ABDUL KAREM ASHOUR, a été incendiée par un obus et la maison de MASOUD KISHTA à RAFAH a été démolie.

Malgré toutes ces pertes et ces malheurs, ce matin, le PARC a loué un appartement à GAZA pour concentrer ses services et faire tout son possible.

 

Signé : AHMED SOURANI

PARC GAZA

 

NOTE pour ceux qui ne connaissent pas le PARC.

Le PARC est une ONG palestinienne laïque et démocratique qui agit dans le domaine de l'agriculture, de l'enseignement primaire et secondaire, pour la promotion féminine. Palestine 33 oeuvre depuis de nombreuses années avec le PARC (réalisation de «maisons des femmes », et « opération sourire »). En relation avec d'autres associations, dont Afps-Pau, Palestine 24 (La Force-Bergerac), elle a promu et financé des programmes scolaires d'aménagement d'écoles et un programme autour de l'enseignement agricole.

 

Traduction A. Riela

 


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12 Jan 2009 

 «J’ai honte d’être juif»

Par André Nouschi(*)

Pour vous, c’est shabbat qui devait être un jour de paix mais qui est celui de la guerre. Pour moi, depuis plusieurs années, la colonisation et le vol israélien des terres palestiniennes m’exaspère.

Je vous écris donc à plusieurs titres : comme Français, comme juif de naissance et comme artisan des accords entre l’université de Nice et celle de Haifa...

Il n’est plus possible de se taire devant la politique d’assassinats et d’expansion impérialiste d’Israël.

Vous vous conduisez exactement comme Hitler s’est conduit en Europe avec l’Autriche, la Tchécoslovaquie.

Vous méprisez les résolutions de l’ONU comme lui celles de la SDN et vous assassinez impunément des femmes, des enfants ; n’invoquez pas les attentats, l'Intifadha. Tout cela résulte de la colonisation «illégitime et illégale. Qui est un vol».

Vous vous conduisez comme des voleurs de terres et vous tournez le dos aux règles de la

morale juive.

Honte à vous ! Honte à Israël ! Vous creusez votre tombe sans vous en rendre compte.

Car vous êtes condamnés à vivre avec les Palestiniens et les Etats arabes. Si vous

manquez de cette intelligence politique, alors vous êtes indignes de faire de la politique et vos dirigeants devraient prendre leur retraite. Un pays qui assassine Rabin, qui glorifie

son assassin est un pays sans morale et sans honneur.

Que le ciel et que votre Dieu mette à mort Sharon l’assassin. Vous avez subi une défaite au Liban en 2006. Vous en subirez d’autres, j’espère, et vous allez envoyer à la mort de jeunes Israéliens parce que vous n’avez pas le courage de faire la paix.

Comment les juifs qui ont tant souffert peuvent-ils imiter leurs bourreaux hitlériens ? Pour moi, depuis 1975, la colonisation me rappelle de vieux souvenirs, ceux de l’hitlérisme.

Je ne vois pas de différence entre vos dirigeants et ceux de l’Allemagne nazie ! Personnellement, je vous combattrai de toutes mes forces comme je l’ai fait entre 1938 et 1945 jusqu’à ce que la justice des hommes détruise l’hitlérisme qui est au coeur de

votre pays. Honte à Israël ! J’ai honte comme juif, ancien combattant de la Deuxième Guerre mondiale, pour vous ! J’espère que vous serez punis...

Paris, le 3 janvier 2009

(*) Professeur honoraire de l’Université

(Lettre adressée à l’ambassadeur d’Israël à Paris)


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